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Hymne à la vie

La vie est une chance, saisis-la.
La vie est beauté, admire-la.
La vie est béatitude, savoure-la.
La vie est un rêve, fais-en une réalité.
La vie est un défi, fais-lui face.
La vie est un devoir, accomplis-le.
La vie est un jeu, joue-le.
La vie est précieuse, prends en soin.
La vie est une richesse, conserve-la.
La vie est amour, jouis-en.
La vie est un mystère, perce-le.
La vie est promesse, remplis-la.
La vie est tristesse, surmonte-la.
La vie est un hymne, chante-le.
La vie est un combat, accepte-le.
La vie est une tragédie, prends-la à bras-le-corps.
La vie est une aventure, ose-la.
La vie est bonheur, mérite-le.
La vie est la vie, défends-la.

Mère Térésa

Les femmes sont sur la terre

waterfalllady1Les femmes sont sur la terre
Pour tout idéaliser ;
L’univers est un mystère
Que commente leur baiser.

C’est l’amour qui, pour ceinture,
A l’onde et le firmament,
Et dont toute la nature,
N’est, au fond, que l’ornement.

Tout ce qui brille, offre à l’âme
Son parfum ou sa couleur ;
Si Dieu n’avait fait la femme,
Il n’aurait pas fait la fleur.

A quoi bon vos étincelles,
Bleus saphirs, sans les yeux doux ?
Les diamants, sans les belles,
Ne sont plus que des cailloux ;

Et, dans les charmilles vertes,
Les roses dorment debout,
Et sont des bouches ouvertes
Pour ne rien dire du tout.

Tout objet qui charme ou rêve
Tient des femmes sa clarté ;
La perle blanche, sans Eve,
Sans toi, ma fière beauté,

Ressemblant, tout enlaidie,
A mon amour qui te fuit,
N’est plus que la maladie
D’une bête dans la nuit.

Victor Hugo

Pâques – Jeudi – La sainte Cène

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La Cène – Fra Angelico

Un petit nombre seulement
Sait le Mystère de l’amour,
Eprouve l’insatisfaction
Et la soif éternelle.
La signification
Divine et la Cène
Aux sens humains est une énigme.
Mais qui jamais a bu
Sur de brûlantes lèvres bien-aimées
Le souffle de la vie ;
Senti son cœur, au saint embrasement,
Se fondre en ondes frémissantes ;
Qui a ouvert les yeux
Pour mesurer l’abîme
Insondable du ciel :
Il mangera, celui-là,
de Son Corps
Et boira de Son Sang
A jamais éternel.

pain_vinLe corps terrestre, qui en a
Déchiffré le sublime sens ?
Qui peut affirmer
Avoir compris le sang ?
Un jour, tout sera corps,
Unique corps,
Et dans le sang céleste baignera
Le couple bienheureux.
– Oh ! l’immense océan,
Que ne se rougit-il déjà !
Et le rocher, que n’émerge-t-il pas,
Que n’est-il chair exquise et parfumée !
Jamais il n’a de fin, le festin de délices,
Et jamais l’amour ne se rassasie.
Il ne possède l’être aimé jamais assez,
Ni d’une étreinte assez profonde et personnelle.la_cene_1494-1554_Burgo

Par des lèvres toujours un peu plus délicates,
L’aliment absorbé se change toujours plus,
Se fait plus intérieur, plus intime et plus proche.
L’âme vibre et frissonne
D’une plus haute et chaleureuse volupté,
Toujours plus affamé,
Plus assoiffé devient le cœur –
Et c’est ainsi qu’à travers les éternités
La volupté d’amour dure et se perpétue.
Ceux qui restent à jeun,
S’ils y avaient goûté seulement une fois,
Ils laisseraient tout là
Et viendraient avec nous s’asseoir
A la table dressée et jamais vide
Du Fervent Désir.
Ils y reconnaîtraient
L’inépuisable plénitude de l’Amour,
Et célébreraient la consommation
Du Corps et du Sang.

 

Novalis (Cantique VII)