Archives par mot-clé : Marie-Madeleine

Pâques – Vendredi – La mise au tombeau

Descente de croix - Fra Angelico
Descente de croix – Fra Angelico
étail Jean- Fra Angelico
Détail Jean- Fra Angelico

Quand ils t’auraient tous renié,
Je Te resrerai, moi, fidèle :
que ne soit morte à tout jamais
La gratitude sur la terre.
Tu as pour moi revêtu la Passion,
Pour moi tu as souffert la mort :
Aussi mon coeur, à tout jamais,
Joyeusement, je Tel le donne.

Novalis – Cantique VI

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Détail Marie-Madeleine Fra Angelico

Faites que je ne cherche pas tant à être consolé que de consoler,
D’être compris que de comprendre, d’être aimé que d’aimer
Parce que
C’est en donnant que l’on reçoit.
C’est en s’oubliant soi-même
Que l’on se retrouve soi-même.
C’est en pardonnant qu’on obtient le parton.
C’est en mourant que l’on ressuscite à l’éternelle vie.

Extrait de la prière de Saint François d’Assise (XIIIème siècle)

Pieta et déploration sur le corps du Christ - Fra Angelico
Pieta et déploration sur le corps du Christ – Fra Angelico
Détail - Marie
Détail – Marie

Je connais à présent des délices plus profondes que la douleur.
Si contempler ton visage n’est pas le royaume des cieux,
Je ne sais pas ce que c’est que le royaume des cieux.
Je ne te vois pas avec mes yeux, mais avec mon coeur.
Ton visage est miroir où je bois l’oubli de moi-même.

Lanza Del Vasto – Proses « Marie de Béthanie »

Piéta - Pérugin
Piéta – Pérugin

Libre, l’Amour nous est donné,
Plus de séparation jamais.
Car le flot de la pleine vie
Est comme une mer infinie.
O Nuit unique, ô volupté !
Poème unique de l’éternité !
– Et le soleil, devant les yeux
De tous, c’est la Face de Dieu.

Novalis – Hymnes à la Nuit

 Mise au tombeau - Fran Angelico

Mise au tombeau – Fran Angelico
Embaumement du Christ - Allessandro Allori
Embaumement du Christ – Allessandro Allori

Pâques – Mercredi – Onction à Béthanie

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Le repas chez Simon – onction à Béthanie – Jean Restout

J’irai, j’irai porter ma couronne effeuillée
Au jardin de mon père où revit toute fleur;
J’y répandrai longtemps mon âme agenouillée:
Mon père a des secrets pour vaincre la douleur.

J’irai, j’irai lui dire, au moins avec mes larmes:
‘Regardez, j’ai souffert…’ Il me regardera,
Et sous mes jours changés, sous mes pâleurs sans charmes,
Parce qu’il est mon père il me reconnaîtra.

Il dira: ‘C’est donc vous, chère âme désolée!
La terre manque-t-elle à vos pas égarés?
Chère âme, je suis Dieu: ne soyez plus troublée;
Voici votre maison, voici mon cœur, entrez!’

O clémence! ô douceur! ô saint refuge! ô Père!
Votre enfant qui pleurait vous l’avez entendu!
Je vous obtiens déjà, puisque je vous espère
Et que vous possédez tout ce que j’ai perdu.

Vous ne rejetez pas la fleur qui n’est plus belle;
Ce crime de la terre au ciel est pardonné.
Vous ne maudirez pas votre enfant infidèle,
Non d’avoir rien vendu, mais d’avoir tout donné.

Marceline Desbordes-Valmore (1786–†1859)